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    Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

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    Cédric39
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    Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

    Message par Cédric39 le Lun 25 Déc - 12:11

    A quelques semaines de la décision sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les différents scénario s’échafaudent pour l’évacuation de la ZAD, présentée comme un “bocage” alternatif par ses occupants, comme un “camp retranché” par les autorités.

    Après la remise du rapport d’experts le 13 décembre, l’exécutif a assuré qu’une décision de maintenir ou d’abandonner le projet serait prise “d’ici la fin du mois de janvier”. Cette décision doit “permettre (…) de garantir un retour à la normale, notamment s’agissant des questions relatives à l’ordre public”, selon le Premier ministre Edouard Philippe.

    Dès lors la fréquence des réunions interministérielles envisageant les différentes hypothèses d’intervention s’est accélérée place Beauvau. Selon que le projet d’aéroport soit maintenu ou non, la mobilisation sur place ne sera pas la même. En 2012, une tentative d’évacuation a mobilisé plus de 2.000 CRS et gendarmes.

    A 25 km au nord-ouest de Nantes, la ZAD – “zone d’aménagement différé” pour les autorités, “zone à défendre” pour ses occupants – de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) s’étend sur 1.650 hectares. Pour les “zadistes”, c’est un “bocage” où ils construisent “pas à pas depuis des années des formes de vie, d’habitat et d’activités fondées sur le partage, la rencontre”. Pour les autorités, la ZAD ressemble plutôt à un “camp retranché” qui compte dans ses rangs des “militants extrémistes” prêts à en découdre violemment avec les forces de l’ordre.

    Actuellement environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 personnes la fréquentent régulièrement, selon une source policière. Les autorités ont dressé trois profils de “zadistes” : les “institutionnels” (riverains et exploitants), les “militants” et les “extrémistes”. Ce sont ces derniers qui inquiètent le plus les autorités.

    Si la décision était prise de créer un aéroport, on pourrait passer en quelques heures à 800 personnes, souligne une source des renseignements.

    “Miradors”, “tranchées”, “engins incendiaires” font craindre le pire aux forces de l’ordre qui gardent en mémoire la mort de Rémi Fraisse militant écologiste tué par une grenade tirée par un gendarme sur le chantier du barrage de Sivens (Tarn) en 2014.

    “COUTEAUX ENTRE LES DENTS”

    Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la ZAD, il faut, de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer.
    dénoncent ses habitants dans un communiqué.

    On présente les pièges, les tunnels, les boules de pétanque avec les lames de rasoir. On pourrait en rire mais ça a des objectifs politiques. (…) Ces campagnes visent à stigmatiser, diviser, isoler.
    a réagi un zadiste auprès de l’AFP.

    Présenter les occupants de la ZAD comme “150 fous furieux qui attendraient tapis dans le bocage avec les couteaux entre les dents, cela vise à faire peur aux gens pour justifier une opération de répression brutale”, selon lui.

    Il y a toujours une tentative de diviser les gentils historiques, les néo-ruraux et les méchants ultra-violents.(…) Si l’intention est de diviser, ça ne fonctionnera pas.
    explique une zadiste.

    En cas d’abandon du projet de l’aéroport, riverains et agriculteurs pourraient se désolidariser notamment concernant la route D281, dite aussi “route des chicanes”. Malgré une tentative de nettoyage au printemps des associations “institutionnelles”, elle est toujours entravée de pneus, barricades et mirador.

    Pour les associations et les paysans “historiques”, en cas d’abandon du projet, la “libération” de ce “symbole” et le retour à une circulation normale pourraient constituer des signes de “bonne volonté” et un début de “régularisation, normalisation de la ZAD”, suffisants selon eux pour éviter une intervention des forces de l’ordre.

    Mais en cas de maintien du projet, la résistance s’organise depuis des mois : tracteurs protégeant les fermes, barricades, formations à l’auto-défense et à l’escalade dans les arbres, etc…

    Une fréquence radio rebaptisée “Radio klaxon” est réactivée à chaque fois que c’est nécessaire, une vigie sur la départementale signale tout véhicule approchant et un “phare” de 19 m de haut avec des sirènes alerte la moindre approche des forces de l’ordre.

    Source: Minute News (24/12/2017)
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    Cédric39
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    Notre-Dame-des-Landes, inquiétudes pour le ministère de l’intérieur

    Message par Cédric39 le Ven 12 Jan - 14:20

    Les renseignements rassemblés par les analystes de la police et ceux de la gendarmerie ne laissent aucun doute, les zadistes ont transformé les quatre-vingt-treize lieux de vie et/ou d'activités implantés sur 1 650 hectares en réduits défensifs. Les inquiétudes des forces de l'ordre portent sur : la présence de fusils de chasse - la volonté et le niveau de préparation des occupants prêts à en découdre - et l'organisation défensive.
    Le terrain serait parsemé de pièges : herses, pièges à loups, des clous de charpentiers plantés sur des planches dissimulées au sol, de caches-d'armes, d'engins incendiaires, d'itinéraires de repli, de fossés creusés en zone boisée, de miradors, de barricades piégées avec des bouteilles de gaz..., de points de contrôle et d'alerte, d'un réseau de communication par walky- talkies, un numéro, le 06 43 92 07 .. afin de permettre aux sympathisants de les avertir de toute présence ou activité « anormale »...

    Les zadistes ont déposé sur leurs sites un appel à la mobilisation pour le 10 février à 10h30, date d'expiration prévue de la déclaration d'utilité publique. L'intervention projetée par le gouvernement reposerait sur le déploiement de 2500 gendarmes et militaires pour expulser quelques 200 à 350 résidents sur zone qui pourraient recevoir le renfort de plusieurs centaines de militants des black bloks (en référence à leur tenue sombre et tête encagoulée). L'ultra-gauche et l'idéologie anarcho-autonome sont une variante des groupes apparus vers la fin des années soixante. Cette mouvance privilégiant la lutte au sabotage se refuse à tout compromis avec les politiques ou syndicats. Les « totos » sont des éléments disparates sans aucun leader qui se coordonnent selon les circonstances de façon éphémère sur un socle afinitaire minimaliste, ce qui explique leur fluidité tactique et porosité.

    La volonté des zadistes d'en découdre semble élevée, une centaine d'entre eux a participé à un stage de désobéissance civile. Ces stages ont commencé véritablement à éclore en 2006 après une manifestation pour empêcher le premier tir d'un missile nucléaire d'attaque (M51). Quelques mois plus tard, et après avoir payé 45 euros, ces activistes sont parvenus à perturber le travail des salariés d'une base de l'OTAN et des militaires pendant 48 heures. Petite remarque, la tactique militaire repose sur la pensée convergente ; le mouvement d'une unité est prévisible : bouclage, quadrillage, ratissage, en ligne, en essaim, en coin, vague (canaliser et disperser), barrage (simple, éventail, tiroir), bond, charge, débordement par les flancs, etc., les activistes sur la pensée divergente ; ils visent à réexaminer ce qui leur est connu pour l'adapter à leur forme de lutte, cela pourrait porter sur l'usage de projectiles de paint ball afin d'obliger les gendarmes à relever leur visière, les rendant ainsi vulnérables aux tirs de lance-pierre, frondes, fusées de détresse, de boules fragiles utilisées pour décorer le sapin remplies d'acide, de lignes de pêche en nylon résistant terminées par de gros hameçons suspendues pour s'accrocher dans les vêtements et ainsi freiner l'élan de l'adversaire, de laser astronomique pour aveugler les pilotes d'hélicoptères.

    Les occupants de la zone NDL semblent s'être inspirés, en partie, du retour d'expérience (RETEX) de la guerre d'Indochine. Je sais, c'est osé, mais procédons à des rapprochements, le corps expéditionnaire installait des miradors d'une demi-douzaine de mètres de hauteur défendus à leur base par des troncs d'arbres, à vue l'un de l'autre ; les hommes rejoignaient une petite ouverture située à quelques mètres au dessus du sol par une échelle que le dernier remontait derrière lui. Plus inquiétants sont les pièges et autres chausse-trappes. Ces pièges à c.. dérivés des pièges de chasse ont fait florès en Indochine : assommoir activé par un fil tendu - sagettes plantées dans le sol et recouvertes d'herbe, de terre ou de paille - fosses dont le fond est tapissé de pieux - tourniquet malais, une branche bandée sur un sentier - abattis - touches de piano, arbalète déclenchée par la traction exercée sur un fil déclencheur, etc. Ce genre de pièges rudimentaires suffit pour ralentir la progression et la rendre angoissante. Un simple pylône électrique ou arbre disponible au milieu d'une zone quelconque dont partent des fils de fer tendus comme des haubans suffit pour empêcher le posé d'un hélicoptère ! Pour ne pas être pris à son propre piège, le piégeur pose des indicateurs : branche cassée ou coincée sous une autre, etc., pour signaler la présence du piège...

    Les pièges et barricades ont pour objet d'arrêter ou de ralentir l'avancée des gendarmes, de résister suffisamment longtemps pour les contraindre à livrer un siège et permettre l'arrivée des réserves. Vu le nombre d'individus présents sur zone et le nombre de lieux d'activités, il semble difficile d'en assurer la protection, surtout sur une assez grande surface. Chaque lieu de vie peut devenir un îlot de résistance. Chaque bâtisse peut voir son escalier démoli et la trémie encombrée, les contre-vents clos, les murs mitoyens percés afin de communiquer avec d'autres pièces, bâtiments, sous-sols, ou permettre d'être abandonnés hors de vue. Les zadistes vont devoir se contenter de protéger les plus importants au niveau tactique et surveiller les autres ainsi que le terrain les séparant, ce qui implique de leur part planification et organisation, quant à leurs communications HF-VHF ou UHF, n'ayez aucune illusion, elles seront interceptées et écoutées. On ne constitue pas un groupe d'une certaine taille sans qu'il ne soit infiltré. Ces groupes le sont probablement par des informateurs de la police et/ou gendarmerie et des policiers étrangers comme cela fut le cas pour Green Peace... Les fonctionnaires des RG disaient qu'il était quasiment impossible de monter une équipe de foot sans qu'il y est un informateur en son sein...

    Le « dossier d'ambiance » doit comporter des photographies extraites des vidéos prises par des drones et des appareils camouflés posés en toute discrétion par des équipes spécialisées. Les hommes des CRS ou Gendarmes Mobiles vont devoir agir rapidement afin d'éviter un enkystement et les arrivées massives de sympathisants (200 comités de soutien) dont le nombre est estimé à 10 000 individus, au fil du temps. L'erreur politique a été de penser qu'un débat permettrait de régler définitivement la question de l'aéroport, celle de la zone de biodiversité et d'un lieu de vie alternatif. Chaque débat en appelle un autre et encore un autre, et les consultations des uns et des autres restent un acte politique suivi d'effets d'annonce. Les zadistes sont attachés à NDL en raison des relations qu'ils y ont nouées et d'un projet de vie commun qui leur servent de repères. Leur idéal d'inspiration libertaire, repose sur : l'autonomie - l'autosuffisance - l'absence d'employeur - la non reconnaissance du titre de propriété et présence de l'État.

    La tactique du maintien de l'ordre et du rétablissement de l'ordre ne permet que l'usage modéré de la force. Il est définitivement révolu le temps des compagnies de district..., des pelotons voltigeurs, etc., responsables de nombreux reproches fait aux policiers. Les CRS ont obtenu de porter deux bandes jaune sur leur casque pour s'en démarquer, reste leur chant très daté et sujet à reproches... Hors de question d'utiliser le FLG ou lanceur en tir tendu de crainte de faire la une d'un média ou d'un site Internet. Si les fonctionnaires formés au MO/RO (maintien/rétablissement de l'ordre) espèrent impressionner par leur tenue et leur « quincaillerie », tous ne sont pas des « foudres » de la « castagne », ils attendent avec impatience leur mutation. Frapper et cogner son prochain reste un tempérament, tous les CRS ou Gendarmes Mobiles ne le possèdent pas. Leur force et technicité reposent sur : l'esprit de corps - la discipline - l'encadrement - la formation - la capacité de manœuvre - l'organisation. Toute initiative personnelle est proscrite et la doctrine seule prévaut. Toute initiative personnelle est rendue impossible afin d'éviter les affrontements individuels. Le policier ou gendarme un peu trop « accrocheur » repéré par les manifestants peut vite être en danger. Ces contraintes constitueront-elle la force des zadistes, ou ces derniers une fois délogés se replieront-ils vers un autre site sensible sur la cinquantaine que compte l'hexagone ?

    Source: Agoravox - Desmaretz Gérard (12/01/2018)

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    Re: Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

    Message par susu44 le Ven 12 Jan - 15:23

    Si la description du terrain est bien celle là, ça risque d'être problématique, à moins de faire intervenir des VAB et bulldozers pour nettoyer le terrain et permettent l'avancée des unités!!!
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    Re: Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

    Message par CRUCHOT le Ven 12 Jan - 16:06

    si nous arrivons pas a deloger 200 traine savattes c'est grave
    les politiques ne veulent pas de mort,à ce moment là laissons tout faire et supprimons la Police et la Gendarmerie
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    Cédric39
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    Un dispositif exceptionnel se prépare pour évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

    Message par Cédric39 le Lun 15 Jan - 10:31

    Le gouvernement doit trancher très prochainement la question du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Avec elle se pose aussi l’épineux dossier de l’évacuation de la ZAD. Qui devrait impliquer un dispositif exceptionnel.

    Vers la fin de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes? Dans les jours qui viennent, Edouard Philippe devra rendre la décision du gouvernement sur l'avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Quelle que soit la nature du choix du gouvernement, les forces de l’ordre se préparent à l’évacuation de la ZAD. Une opération délicate. Alors que la dernière tentative, en 2012, s’était révélée un échec cuisant, les pouvoirs publics redoutent des affrontements violents.

    Quand aura lieu l’évacuation?

    "Ce sera très rapide. Surtout si l’aéroport se fait. Parce qu’il faudra éviter les renforts des zadistes de Bure ou même d’Allemagne. Si l’aéroport ne se faisait pas, ça prendrait peut être un peu plus de temps mais ce serait rapide aussi", assure un spécialiste du maintien de l’ordre proche du dossier. Dans ce contexte délicat, après la remise du rapport des trois médiateurs, puis un dernier tour de table avec des élus locaux, Edouard Philippe a indiqué qu’une décision serait prise "avant la fin janvier".

    Selon nos informations, le ministère de l’Intérieur travaille de son côté à différentes options, en fonction de la décision qui sera rendue. Mais il devra sans doute se passer de l'effet de surprise. "La situation est connue depuis longtemps. La gendarmerie étudie le dossier depuis des années. On a de l’expérience sur le site, il n’y a pas d’inquiétude de la part de la gendarmerie sur la manière de faire", assure de son côté Frédéric Le Louette, président de l’Association professionnelle nationale des militaires de la gendarmerie du 21e siècle (APNM GendXXI).

    Comment se déroulera-t-elle?

    La fourchette haute prévoit jusqu’à 3000 militaires et policiers mobilisés sur la ZAD, où vivent actuellement 300 personnes. Un chiffre en augmentation constante ces derniers jours, selon nos informations. En octobre 2016, après le "oui" au référendum local, entre 12.800 personnes selon la préfecture et 40.000 selon les organisateurs s’étaient réunies sur place, pour défendre le site. "Sur le territoire métropolitain, c’est certainement la plus grande opération depuis longtemps pour la gendarmerie mobile et même la gendarmerie tout court", reprend Frédéric Le Louette. "Clairement, il faut une très forte présence sur place. Le site est vaste (plus de 1600 hectares). C’est du maintien de l’ordre rural. Avec des bois, un caractère accidenté, pas facile à appréhender". La Croix indique également la présence d'engins du génie militaire, ainsi que d’une équipe de déminage et de drones.

    D’éventuels débordements dans les agglomérations voisines, à Nantes, voire à Rennes, sont également redoutés. "Tout ce qui est sur Notre-Dame-des-Landes sera géré par la partie gendarmes mobiles et militaires. Ensuite, nous CRS, on va s’occuper de la partie centre de Nantes", assure Johann Cavallero, délégué national pour les CRS au syndicat Alliance. Selon lui, "il faudra aussi savoir montrer sa force. Parfois, quand on montre sa force, cela permet de ne pas l’utiliser. Il faudra des instructions claires. On ne les a pas à chaque fois, parfois on attend que ce soit le chaos pour agir".

    Avec quels risques?

    C’est la grande peur du gouvernement: des affrontements violents qui causeraient des blessés, voire pire, et dans les deux camps. "On a tous encore en tête Rémi Fraisse", lâche Frédéric Le Louette. "On sait qu’on va avoir une opposition qui sera très forte. On sait qu’ils sont prêts depuis des années, qu’ils sont équipés, qu’ils se forment régulièrement à combattre les forces de l’ordre. On espère qu’il y aura le moins de blessés possible, même si on sait que du côté des forces de l’ordre, il y en aura".

    Selon lui, la présence de pièges à destination des forces de l’ordre sur la ZAD est bien réelle. "En l’état de nos informations, il y a des pièges, on les a vus. Il n’y a pas de fantasme. Les gendarmes ont des limitations dues à la loi, ce qui est tout à fait légitime, là où l’adversaire n’en aura pas. Ils ne devraient pas se gêner pour employer des cocktails Molotov. Les gendarmes mobiles qui interviendront devront se limiter à la lacrymogène. On n’a plus de grenades offensives depuis Rémi Fraisse. En milieu rural, c’était important, parce que ça avait un effet de souffle qui permettait de gagner du terrain. Cette munition va nous manquer à ce moment-là".

    Pour combien de temps?

    C’est la grande inconnue. Cela dépend pour beaucoup de la décision du gouvernement: oui ou non un aéroport sera-t-il construit sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes? "Si c’est oui, évidemment l’opposition sera plus forte", prévient notre source spécialiste du maintien de l’ordre. "Il faudra à la fois évacuer, protéger des gens qu’on évacue, tout en se défendant contre les radicaux (une cinquantaine, selon nos informations, NDLR). Ensuite, ce sera parti pour quelques années. Il faudra protéger le site, le travail des gens qui construiront l’aéroport…"

    Si la décision du gouvernement est finalement d’abandonner le projet d’aéroport, "on part déjà au minimum sur trois semaines dures". Mais "qu’il y ait l’aéroport ou pas, certains ne vont pas vouloir partir", croit savoir Johann Cavallero. "Certains se sont rendus propriétaires des lieux, donc, quelle que soit la décision, ils ne voudront pas les quitter".

    Source: BFMTV (15/01/2018)
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    Re: Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

    Message par CRUCHOT le Lun 15 Jan - 18:01

    les médias préparent déjà le térrain,on va faire marche arriére malgré les décisions de justice et la consultation
    en contrepartie l'état va demander gentiment aux squatters de quitter le térrain,on peut rever

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    Re: Notre-Dame-des-Landes: autorités et zadistes se préparent à l’évacuation

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